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Dr Billioud, Dr Guillaud, Dr Lot et Dr Quencez
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Centre des consultations spécialisées de la Sauvegarde
1er étage
25 avenue des sources
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Lundi au Jeudi de 8h à 18h.
Vendredi de 8h à 17h.
 
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Gastroscopie

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1. Pourquoi faire une gastroscopie ?
2. Quelle préparation pour une gastroscopie ?
3. Comment se déroule une gastroscopie ?
4. Quelles en sont les complications potentielles ?


La gastroscopie est une exploration visuelle qui permet, grâce à un tube souple comportant une caméra miniaturisée d'explorer l'œsophage, l'estomac et le duodénum et de voir sur un écran vidéo des lésions pouvant expliquer certains symptômes digestifs.

                                                 
 
1. Pourquoi faire une gastroscopie ?
 
Sans titre26C'est actuellement l'examen de référence pour connaître précisément certaines lésions bénignes ou malignes qui occasionnent des symptômes digestifs ou pour réaliser le dépistage chez des sujets à risque, notamment ceux qui régulièrement fument et boivent de l'alcool depuis de nombreuses années.

L'examen est donc indiqué en cas de :
- difficultés de déglutition avec sensation d'arrêt des aliments dans le thorax.
- douleurs de l’estomac d'allure ulcéreuse survenant à distance des repas ou calmées par la prise d’aliments ou de pansements gastriques
- recherche d'Hélicobacter Pylori à l'origine d'ulcères et de certaines gastrites.
- douleurs abdominales en barre
-    pyrosis (brûlures thoraciques ascendantes témoins d'un reflux acide dans l'œsophage)
- douleurs thoraciques inexpliquées par un examen cardiaque complet
-    dyspepsie
-    mauvaise digestion avec lenteur et ballonnements
- nausées et vomissements
- hémorragies digestives sous forme de vomissements de sang rouge ou émission de sang noir par l'anus
- anémies par manque de fer ou par carence en vitamine B 12
- état de malnutrition avec amaigrissement et perte d'appétit
- Bilan avant chirurgie de l’œsophage ou de l’estomac (notamment chirurgie de l’obésité)
 

2. Quelle préparation pour une gastroscopie ?

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Il est nécessaire d’être à jeun d’au moins 5 à 6 heures avant de réaliser la gastroscopie, c’est à dire de ne pas boire, pas manger et pas fumer durant cette période. Et ceci pour un souci de sécurité et éviter notamment les inhalations dans les poumons si vous vomissez.

                          

Informez votre médecin de vos allergies et des médicaments que vous prenez. Si vous devez prendre des médicaments prescrits par votre médecin le matin de l’examen, faites-le avec très peu d’eau (et après accord de votre gastroentérologue)
Si vous portez une prothèse dentaire ou des lunettes, celles ci doivent être retirées avant l’examen.
 

3. Comment se déroule une gastroscopie ?

Il existe trois modalités permettant de réaliser une gastroscopie, celles ci dépendent du contexte médical et de la tolérance du patient :

 - La première et la plus ancienne utilise un endoscope souple de fin calibre qui est introduit par la bouche, après une anesthésie locale (avec un spray et/ou un gel qui anesthésie tout le fond de la gorge et la langue). Cette anesthésie se dissipe en 15 minutes environ et peut donner l’impression d’avoir la gorge gonflée alors qu’elle ne l’est pas.

Le malade (à jeun strict : sans boire ni manger ni fumer depuis 6 heures) est le plus souvent installé sur le côté gauche et avale le tube qu’on introduit par la bouche après avoir mis en place un cale bouche (pièce en plastique trouée qui permet de maintenir la bouche ouverte pendant l’examen)

L'examen n'est pas douloureux, mais peut être un peu désagréable. L’endoscopie n’empêche absolument pas de respirer. Afin d’éviter les nausées, il est important de maintenir une respiration régulière et ample. Afin d’éviter les fausses routes, la salive ne doit pas être avalée et va s'écouler sur une protection externe placée à cet effet. Pendant l'examen, qui dure environ 5 à 10 minutes (pour un examen simple sans geste associé), de l'air est insufflé dans l'estomac pour déplisser la paroi et peut occasionner de petits renvois d'air. Des prélèvements réalisés avec une petite pince appelés biopsies (non douloureux) peuvent être réalisés pendant cette gastroscopie pour un examen microscopique ou des analyses plus sophistiquées.

- La deuxième modalité consiste à réaliser cet examen sous sédation (injection dans une veine via un cathéter d’un produit qui va vous) Cette sédation dure environ ¼ d’heure (le temps de la gastroscopie). Sauf cas particuliers, il n’est pas réalisé d’intubation (mise en place de tuyau dans la gorge pour respirer). Vous respirez donc spontanément. Cette sédation permet d'améliorer la tolérance chez des sujets anxieux ou ne supportant pas l'introduction d'instruments dans la bouche, comme chez le dentiste.

L'anesthésie est également indiquée lorsque le médecin doit pratiquer un acte thérapeutique (ablation de polype, traitement d'ulcère ou d’hémorragie, dilatation de zones serrées, ligatures de varices par exemple).

Il sera nécessaire que vous voyiez préalablement en consultation le médecin anesthésiste quelques jours avant la date de l’examen. Lors de cette consultation vous devez amener votre dernière ordonnance et les examens récents, notamment cardio-respiratoires dont vous avez pu bénéficier. 


Cette sédation nécessitera que vous restiez en surveillance environ 2 à 3 heures à la clinique après le geste et que vous soyez récupéré impérativement par un proche. Il est en effet formellement interdit de conduire après une anesthésie non locale en raison du risque de manque de réflexe au volant qui peut conduire à des accidents graves.

Il faut néanmoins peser la nécessité de cette anesthésie vigile qui peut être mal supportée en cas de problème pulmonaire, d'allergie et la mettre en balance avec la dernière modalité réalisable.

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- Cette troisième technique utilise un tube «ultra-fin» qui est introduit par une narine qu’on appelle nasogastroscope. Elle améliore considérablement la tolérance et en particulier diminue les nausées. On réalise préalablement une anesthésie locale avec un petit spray au goût amer dans les 2 narines et la gorge sans vous endormir complètement (pas de sédation). Cet examen, qui nécessite un opérateur entraîné à cette technique est en passe de réaliser le meilleur compromis entre une gastroscopie de dépistage optimale et une meilleure tolérance évitant une anesthésie devenue bien souvent inutile.

 
 

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Quelque soit la technique employée, sachez que l'endoscope est désinfecté
 
 
entre chaque patient suivant la réglementation en vigueur. Le petit matériel (pinces à biopsies, cale bouche...) est à usage unique et jeté après chaque examen.

Dans le cas de la première et troisième technique (sans sédation), il vous est possible de repartir en voiture dès la sortie de la clinique.
 

 
       
4. Quelles en sont les complications potentielles ?
 
Il faut d'abord souligner que tout acte médical, exploration ou intervention sur le corps humain, même conduit dans des conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et de la réglementation en vigueur, recèle un risque de complication.

Les risques que comporte une gastroscopie sont cependant très faibles. Des complications surviennent à raison d’un cas sur mille et généralement en raison d’autres maladies présentes.

Elles concernent la blessure ou la perforation de la paroi du tube digestif, notamment de l'œsophage en cas de diverticule méconnu. L'hémorragie peut exceptionnellement nécessiter des transfusions ou comme la blessure, une intervention chirurgicale. Les troubles cardiovasculaires, respiratoires et les infections sont possibles et sont favorisés par les antécédents médico-chirurgicaux et la prise de certains traitements jouant sur la coagulation (aspirine, antiagrégants plaquettaires et anticoagulants) dont il faut toujours signaler l'utilisation régulière à l’endoscopiste.

Ces complications sont plus fréquentes en cas de geste opératoire endoscopique et peuvent survenir quelques jours après l'examen sous forme de douleurs du cou, du thorax et de l'abdomen, vomissements de sang rouge ou noir, méléna ou selles noires, toux, fièvre et frissons. Il est alors indispensable de contacter immédiatement le gastro-entérologue qui a fait l'examen ou le médecin traitant.
 
Vous pouvez télécharger les fiches informatives : LOGO_PDF